🦴💥 Les fractures
Elles sont, la plupart du temps, accidentelles. Elles peuvent concerner non seulement les os longs tels que le tibia, le radius, l’ulna, le fémur ou l’humérus mais aussi les articulations, le bassin, la mâchoire et la colonne vertébrale. Le diagnostic est radiographique. La prise en charge requiert le plus souvent une intervention consistant en la pose de broches, de plaques et de vis.
Traitement d'une fracture chez un chien
🐾 Les boiteries
Elles peuvent survenir au cours de la croissance ou tout au long de la vie de l’animal. Les principales causes de boiteries sont la rupture du ligament croisé crânial chez le chien adulte, les anomalies de croissance et du développement ostéo-articulaire tels que les dysplasies et les ostéochondroses chez le jeune, et l’arthrose pouvant survenir plus ou moins tôt dans la vie de l’animal.
🦴💥 La rupture du ligament croisé crânial
Chez le chien est le principal motif de consultation en orthopédie vétérinaire. Elle peut être purement traumatique mais le plus souvent elle est la conséquence d’une lésion progressive du ligament dans un contexte d’inflammation articulaire sub-aiguë à chronique, et conduisant à la fragilisation irréversible du ligament puis à sa rupture. Cette rupture ligamentaire engendre une instabilité articulaire causant une boiterie allant de modérée à forte avec suppression d’appui. Lorsque la rupture est ancienne, elle s’accompagne d’une arthrose parfois sévère du grasset.
Le traitement de choix consiste à réaliser une ostéotomie tibiale de nivellement. Cette intervention a pour but de modifier l’inclinaison du plateau tibial afin d’annuler les forces provoquant la sub-luxation de l’articulation dépourvue de ligament lors de l’appui. Cette intervention a révolutionné la prise en charge des ruptures du ligament croisé crânial chez le chien, améliorant les résultats fonctionnels à court, moyen et long terme, en minimisant, entre autres, la progression de l’arthrose.
Diagnostic et traitement de la rupture du ligament croisé crânial chez le chien
🦴 Les pathologies ostéo-articulaires de croissance
Elles constituent un motif assez fréquent de consultation. Il s’agit de la dysplasie coxo-fémorale bien connue mais aussi, de plus en plus souvent, de la dysplasie du coude et de l’ostéochondrite disséquante de l’épaule.
🦴 La dysplasie coxo-fémorale
C'est une anomalie du développement de la hanche survenant au cours de la croissance. Elle est en partie héréditaire. Elle cause une gêne plus ou moins importante survenant en fin de croissance, voire beaucoup plus tard. Elle est la principale cause d’arthrose de la hanche. Un dépistage précoce est souhaitable afin de proposer les différentes options de prise en charge. Un dépistage systématique des reproducteurs est mis en place par les clubs de race. Le traitement va d’une simple adaptation de l’activité à la prothèse totale de hanche en passant par les traitements médicaux de l’arthrose.
Diagnostic et traitement de la dysplasie coxo-fémorale
Un dépistage très précoce à l’âge de 12 semaines permet de rechercher une laxité articulaire excessive de la hanche prédisposant à la dysplasie. Dans ce cas, avant l’âge de 16 semaines, il est possible de proposer une intervention simple de symphysiodèse pubienne.
Dépistage de la dysplasie coxo-fémorale
🦴🐕 La dysplasie du coude
Elle est fréquente chez les chiens de grande taille à croissance rapide, elle regroupe plusieurs entités fréquemment associées : la fragmentation du processus coronoïde médial, l’incongruence articulaire, la non-union du processus anconé, l’ostéochondrite disséquante de la lèvre médiale de la trochée humérale, l’ossification incomplète des condyles huméraux (la plus rare). Elle cause une boiterie survenant au cours de la croissance vers l’âge de 7 à 8 mois le plus souvent, et conduit irrémédiablement à l’arthrose engendrant une gêne plus ou moins importante tout au long de la vie du chien. Le diagnostic est souvent difficile et requiert la réalisation d’un examen tomodensitométrique (scanner), la radio n’étant pertinente que dans 30% des cas.
La prise en charge chirurgicale nécessite la réalisation d’une arthroscopie. Le pronostic fonctionnel est réservé.
🦴🐕 L’ostéochondrite disséquante de l’épaule
Elle est plus rare de nos jours, elle concerne les grandes races mais aussi des races de taille moyenne telles que les Border Collies, les Bergers australiens, les Setters anglais. Elle est la conséquence d’une anomalie de l’ossification de la tête humérale survenant au cours de la croissance, causant la nécrose profonde du cartilage articulaire, puis la formation d’un volet cartilagineux qui se soulève et parfois se détache dans l’articulation.
Le diagnostic est le plus souvent radiologique mais requiert parfois un scanner pour les formes les plus discrètes.
Le traitement requiert l’ablation du volet de cartilage par arthroscopie et le curetage de la lésion pour en favoriser la cicatrisation. Le pronostic est habituellement bon après intervention.
Diagnostic et traitement de l’ostéochondrite disséquante de l’épaule chez le chien